Jean-Luc Lefebvre, délégué de l'AASO aux questions spatiales invité de RFI

Category: Defense Published on 28 July 2019


Jean-Luc Lefebvre, auteur de "Stratégie spatiale" aux éditions Iste, ancien colonel de l’armée de l’Air ayant exercé des responsabilités dans les programmes spatiaux - Syracuse en particulier -, était l'invité de Frédéric Rivière sur RFI.

https://www.youtube.com/watch?v=-fcdeYdBTf8&amp=&feature=youtube_gdata_p...












Interview de Sekou OUEDRAOGO à SciDev.Net

Published on 03 July 2019


Le Burkinabé Sékou Ouédraogo, chef de projet aéronautique chez Safran, le groupe industriel et technologique français spécialisé dans l’aéronautique et l’astronautique, soutient que la création d’une agence spatiale africaine est une des conditions pour accélérer le développement de l’Afrique.

Dans une interview à SciDev.Net, il explique notamment que la recherche dans le domaine des études spatiales est une porte de salut pour les Africains, en raison des nombreuses applications de l’industrie spatiale dans le contexte du développement, notamment la télédétection pour les besoins de l’agriculture, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, entre autres.

Mais pour que l’Afrique puisse tirer le meilleur parti d’une industrie spatiale viable, Sékou Ouédraogo pose plusieurs conditions, dont la formation, mais aussi la stabilité politique et la bonne gouvernance.

L’auteur, en 2015, de l’ouvrage "L’Agence spatiale africaine – Vecteur de développement" [1], soutient qu’une agence spatiale n’est pas un gadget, mais un instrument indispensable de prospection et de prise de décision.

Sékou Ouédraogo, quel intérêt pour l’Afrique de s’intéresser à l’espace, alors que ses enfants ont du mal à se nourrir ? Quelle valeur ajoutée l’espace peut-il apporter au développement de l’Afrique ?

S’intéresser à l’espace peut paraitre un peu dénué de sens pour un continent qui a du mal à subvenir aux besoins vitaux de ses populations. Certes, l’autosuffisance alimentaire, les guerres, les catastrophes naturelles (désertifications, inondations, feux de forêts, insuffisance au niveau de l’éducation et de la santé, etc.) sont des sujets prioritaires pour le développement de l’Afrique. Néanmoins, l‘utilisation de l’espace n’est pas uniquement liée à un besoin de reconnaissance internationale et n’est pas faite pour servir de vitrine technologique. Cette utilisation au travers de l’outil satellite peut permettre aujourd’hui de solutionner les maux cités précédemment. En effet, il est aujourd’hui possible, grâce aux satellites, d’assurer l’ordre et la sécurité intérieure (police, gendarmerie et sécurité civile, incluant la prévision des catastrophes) ; de garantir la sécurité extérieure (observation des zones de combat ou autres) ; d’assurer la sécurité alimentaire (agriculture, eau et pêche) ; de garantir des conditions de vie décentes avec une perspective de développement durable ; de veiller à la santé des concitoyens (télémédecine, etc.) ; d’assurer l’éducation des concitoyens (télé-éducation, etc..) ; de favoriser le développement économique (gestion des moyens de transports comme l’avion, le bateau, le train, la recherche de matières premières (or, pétrole, etc.).

Ne peut-on pas se contenter, dans ce domaine-ci, des efforts technologiques des pays industrialisés ? Y a-t-il un en enjeu pour l’Afrique à avoir ses propres programmes spatiaux ?

Les coûts des investissements pouvant mener à une indépendance technologique vis-à-vis des sciences spatiales sont gigantesques. Il est clair qu’aucun pays africain, aussi riche soit-il, ne peut assurer ces coûts de développement. Il n’est donc pas imaginable de tout faire seul dans ce domaine. L’enjeu ici est d’utiliser les ressources spatiales existantes dans un premier temps, mais en faisant un effort de formation sur leur utilisation au service du développement. Puis une fois les hommes formés, apprendre à ces hommes à former eux-mêmes à leur tour ; faire en sorte que ces cadres techniques et techniciens puissent, par leur maîtrise de sciences de l’ingénieur, former d’autres personnes dans des domaines connexes aux sciences spatiales (mécanique, thermodynamique, électronique, matériaux, etc.) pour faire progresser le niveau technologique moyen du continent. Ce ne seront pas des programmes spatiaux conventionnels comme le connaissent les pays-phares, qui seront créés, mais des programmes de développement technique à partir de ces domaines techniques car ce qui compte aujourd’hui c’est la formation des élites techniques pouvant utiliser dans un premier temps les sciences spatiales au service du développement. L’enjeu est d’emprunter un chemin menant à la maîtrise des technologies spatiales, aussi bien en termes éducatifs qu’industriels.

Vous faites partie de ceux qui plaident pour la création d’une agence spatiale africaine. Quel est en l’objectif ?

La création d’une agence spatiale africaine est un objectif qui peut paraître utopique, si on l’aborde avec un filtre occidental. Les agences spatiales européenne, américaine et russe existent depuis plusieurs décennies et ne se sont pas faites en un jour. Elles ont aujourd’hui la capacité de concevoir des lanceurs pour accéder à l’espace et de concevoir des satellites pour en optimiser l’utilisation. Aujourd’hui les Africains n’ont ni les moyens financiers, ni le niveau de développement technologique suffisant pour créer un outil tel qu’une agence spatiale africaine à l’image d’une agence spatiale européenne par exemple. Il n’est pas question de cela aujourd’hui. Cette agence spatiale dont je fais la promotion dans mon ouvrage, devra avoir pour objectif de réunir les ressources spatiales africaines dans un ensemble compact et institutionnellement uni. Cette agence aura pour principale mission de mettre à disposition des peuples les applications satellitaires à partir des satellites issus de pays membres et/ou d’autres pays. Elle devra être un organe de formation pour les futures élites africaines et de recherche pour mettre au point et maîtriser les applications et les besoins pouvant aider au développement du continent dans des domaines choisis par elle. Mon ouvrage permet d’approfondir ma pensée sur le sujet.

Aujourd’hui, où en est l’industrie spatiale africaine ? On imagine qu’on en est encore à un stade embryonnaire…

Effectivement, l’industrie africaine se situe, au niveau du développement de sa technologie spatiale, bien en-deçà de celle des acteurs mondiaux majeurs du domaine. Mais un pays comme l’Afrique du Sud est de loin la nation la plus avancée dans le domaine spatial sur le continent. Depuis les années 50, elle a suivi les satellites américains pour déterminer les effets de la haute atmosphère sur leurs orbites. Les premiers missiles sud-africains ont été construits avec l’aide d’Israël. Le 23 février 1999, le premier satellite sud-africain construit par l’université de Stellenbosch a vu le jour. Le 9 décembre 2010, la première agence spatiale sud-africaine – la SANSA - voit le jour, à son tour. Elle possède un département de l’observation de la terre, un autre d’ingénierie spatiale, un troisième dédié aux sciences spatiales et enfin un dernier dédié aux opérations spatiales. Il y a aussi le Nigéria qui est le deuxième plus gros acteur spatial en Afrique sub-saharienne. Il dispose de 5 satellites, d’une agence spatiale nationale et d’un autre organisme lié à la rédaction d 'articles sur le spatial. Le Nigeria investit des moyens pour utiliser les sciences spatiales au profit des télécommunications notamment.
Il avait notamment la volonté d'envoyer en 2015 un astronaute dans l'espace.

Quelle est la place du reste de l’Afrique dans le domaine de l’espace ?

Il y a aussi, dans une certaine mesure, pour l’ensemble du continent, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Kenya. L’Afrique sub-sahérienne n’est pas beaucoup représentée dans les nations spatiales majeures. La Côte d’Ivoire possède une agence dans le domaine de l’observation de la terre liée à l’aménagement du territoire. Mais le site est rudimentaire et à part l’utilisation des cartes venant de satellites, je ne vois pas trop ce qu’ils font.
Le Gabon, pour sa part, a créé le 25 février 2010, l’Agence Gabonaise d’Etudes et d’Observation Spatiale (AGEOS), possédant une station de réception d’images satellitaires et un centre de formation dans le domaine de l’imagerie satellitaire. Il semble y avoir une réelle volonté de développer les sciences spatiales dans ce pays pour ce qui concerne la préservation de l’environnement, ainsi que dans la connaissance des sciences spatiales

Après les Etats, beaucoup de jeunes Africains essaient aujourd’hui de donner corps à des rêves d’inventeurs, en lançant des projets de construction de drones ou d’avions, avec plus ou moins de succès. En fin de compte, le décollage technologique de l’Afrique a-t-il une chance de se matérialiser à travers ces initiatives ?

Des projets de constructions de drones ou d’avions montrent l’intérêt et la volonté de la jeunesse africaine d’accéder à ces sciences. Il est vrai que des vocations naissent tôt et qu’elles permettent à des jeunes de progresser par la motivation et de s’orienter vers ces sciences. Mais ce n’est pas suffisant car les sciences aéronautiques et/ou spatiales sont des sciences exactes qui nécessitent du professionnalisme et des moyens en formation de très haut niveau, ainsi que du matériel de qualité.C’est ce qui permet à un pays et/ou continent de décoller technologiquement.

De même, plusieurs projets de constructions d’automobiles, susceptibles de profiter, à terme, à une industrie mécanisée, ont été lancés dans plusieurs pays africains. Quelle est la viabilité de tels projets, au regard de la sophistication des industries automobiles dans les pays industrialisés ?

Tout dépend du pays africain considéré. Si on prend des pays comme l’Afrique du sud, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou le Nigéria, je pense qu’il est possible de concevoir des usines d’assemblage d’automobile dans un premier temps avec l’appui fort des industriels automobiles majeurs mondiaux. Mais uniquement d’assemblages de modules simples déjà conçus par ailleurs. En effet pour concevoir des automobiles, l’Afrique a besoin de cadres techniques de haut niveau dans de nombreux domaines techniques, de techniciens de niveau bac+2 mais surtout de compagnons dont la valeur ajoutée reste l’expérience. Et malheureusement nous n’avons pas cette expérience. De plus, il faut un cadre législatif favorable et surtout une stabilité politique et une bonne gouvernance.





Interview de Sekou OUEDRAOGO à SciDev.Net

Published on 03 July 2019


Le Burkinabé Sékou Ouédraogo, chef de projet aéronautique chez Safran, le groupe industriel et technologique français spécialisé dans l’aéronautique et l’astronautique, soutient que la création d’une agence spatiale africaine est une des conditions pour accélérer le développement de l’Afrique.

Dans une interview à SciDev.Net, il explique notamment que la recherche dans le domaine des études spatiales est une porte de salut pour les Africains, en raison des nombreuses applications de l’industrie spatiale dans le contexte du développement, notamment la télédétection pour les besoins de l’agriculture, de l’aménagement du territoire et de l’environnement, entre autres.

Mais pour que l’Afrique puisse tirer le meilleur parti d’une industrie spatiale viable, Sékou Ouédraogo pose plusieurs conditions, dont la formation, mais aussi la stabilité politique et la bonne gouvernance.

L’auteur, en 2015, de l’ouvrage "L’Agence spatiale africaine – Vecteur de développement" [1], soutient qu’une agence spatiale n’est pas un gadget, mais un instrument indispensable de prospection et de prise de décision.

Sékou Ouédraogo, quel intérêt pour l’Afrique de s’intéresser à l’espace, alors que ses enfants ont du mal à se nourrir ? Quelle valeur ajoutée l’espace peut-il apporter au développement de l’Afrique ?

S’intéresser à l’espace peut paraitre un peu dénué de sens pour un continent qui a du mal à subvenir aux besoins vitaux de ses populations. Certes, l’autosuffisance alimentaire, les guerres, les catastrophes naturelles (désertifications, inondations, feux de forêts, insuffisance au niveau de l’éducation et de la santé, etc.) sont des sujets prioritaires pour le développement de l’Afrique. Néanmoins, l‘utilisation de l’espace n’est pas uniquement liée à un besoin de reconnaissance internationale et n’est pas faite pour servir de vitrine technologique. Cette utilisation au travers de l’outil satellite peut permettre aujourd’hui de solutionner les maux cités précédemment. En effet, il est aujourd’hui possible, grâce aux satellites, d’assurer l’ordre et la sécurité intérieure (police, gendarmerie et sécurité civile, incluant la prévision des catastrophes) ; de garantir la sécurité extérieure (observation des zones de combat ou autres) ; d’assurer la sécurité alimentaire (agriculture, eau et pêche) ; de garantir des conditions de vie décentes avec une perspective de développement durable ; de veiller à la santé des concitoyens (télémédecine, etc.) ; d’assurer l’éducation des concitoyens (télé-éducation, etc..) ; de favoriser le développement économique (gestion des moyens de transports comme l’avion, le bateau, le train, la recherche de matières premières (or, pétrole, etc.).

Ne peut-on pas se contenter, dans ce domaine-ci, des efforts technologiques des pays industrialisés ? Y a-t-il un en enjeu pour l’Afrique à avoir ses propres programmes spatiaux ?

Les coûts des investissements pouvant mener à une indépendance technologique vis-à-vis des sciences spatiales sont gigantesques. Il est clair qu’aucun pays africain, aussi riche soit-il, ne peut assurer ces coûts de développement. Il n’est donc pas imaginable de tout faire seul dans ce domaine. L’enjeu ici est d’utiliser les ressources spatiales existantes dans un premier temps, mais en faisant un effort de formation sur leur utilisation au service du développement. Puis une fois les hommes formés, apprendre à ces hommes à former eux-mêmes à leur tour ; faire en sorte que ces cadres techniques et techniciens puissent, par leur maîtrise de sciences de l’ingénieur, former d’autres personnes dans des domaines connexes aux sciences spatiales (mécanique, thermodynamique, électronique, matériaux, etc.) pour faire progresser le niveau technologique moyen du continent. Ce ne seront pas des programmes spatiaux conventionnels comme le connaissent les pays-phares, qui seront créés, mais des programmes de développement technique à partir de ces domaines techniques car ce qui compte aujourd’hui c’est la formation des élites techniques pouvant utiliser dans un premier temps les sciences spatiales au service du développement. L’enjeu est d’emprunter un chemin menant à la maîtrise des technologies spatiales, aussi bien en termes éducatifs qu’industriels.

Vous faites partie de ceux qui plaident pour la création d’une agence spatiale africaine. Quel est en l’objectif ?

La création d’une agence spatiale africaine est un objectif qui peut paraître utopique, si on l’aborde avec un filtre occidental. Les agences spatiales européenne, américaine et russe existent depuis plusieurs décennies et ne se sont pas faites en un jour. Elles ont aujourd’hui la capacité de concevoir des lanceurs pour accéder à l’espace et de concevoir des satellites pour en optimiser l’utilisation. Aujourd’hui les Africains n’ont ni les moyens financiers, ni le niveau de développement technologique suffisant pour créer un outil tel qu’une agence spatiale africaine à l’image d’une agence spatiale européenne par exemple. Il n’est pas question de cela aujourd’hui. Cette agence spatiale dont je fais la promotion dans mon ouvrage, devra avoir pour objectif de réunir les ressources spatiales africaines dans un ensemble compact et institutionnellement uni. Cette agence aura pour principale mission de mettre à disposition des peuples les applications satellitaires à partir des satellites issus de pays membres et/ou d’autres pays. Elle devra être un organe de formation pour les futures élites africaines et de recherche pour mettre au point et maîtriser les applications et les besoins pouvant aider au développement du continent dans des domaines choisis par elle. Mon ouvrage permet d’approfondir ma pensée sur le sujet.

Aujourd’hui, où en est l’industrie spatiale africaine ? On imagine qu’on en est encore à un stade embryonnaire…

Effectivement, l’industrie africaine se situe, au niveau du développement de sa technologie spatiale, bien en-deçà de celle des acteurs mondiaux majeurs du domaine. Mais un pays comme l’Afrique du Sud est de loin la nation la plus avancée dans le domaine spatial sur le continent. Depuis les années 50, elle a suivi les satellites américains pour déterminer les effets de la haute atmosphère sur leurs orbites. Les premiers missiles sud-africains ont été construits avec l’aide d’Israël. Le 23 février 1999, le premier satellite sud-africain construit par l’université de Stellenbosch a vu le jour. Le 9 décembre 2010, la première agence spatiale sud-africaine – la SANSA - voit le jour, à son tour. Elle possède un département de l’observation de la terre, un autre d’ingénierie spatiale, un troisième dédié aux sciences spatiales et enfin un dernier dédié aux opérations spatiales. Il y a aussi le Nigéria qui est le deuxième plus gros acteur spatial en Afrique sub-saharienne. Il dispose de 5 satellites, d’une agence spatiale nationale et d’un autre organisme lié à la rédaction d 'articles sur le spatial. Le Nigeria investit des moyens pour utiliser les sciences spatiales au profit des télécommunications notamment.
Il avait notamment la volonté d'envoyer en 2015 un astronaute dans l'espace.

Quelle est la place du reste de l’Afrique dans le domaine de l’espace ?

Il y a aussi, dans une certaine mesure, pour l’ensemble du continent, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Kenya. L’Afrique sub-sahérienne n’est pas beaucoup représentée dans les nations spatiales majeures. La Côte d’Ivoire possède une agence dans le domaine de l’observation de la terre liée à l’aménagement du territoire. Mais le site est rudimentaire et à part l’utilisation des cartes venant de satellites, je ne vois pas trop ce qu’ils font.
Le Gabon, pour sa part, a créé le 25 février 2010, l’Agence Gabonaise d’Etudes et d’Observation Spatiale (AGEOS), possédant une station de réception d’images satellitaires et un centre de formation dans le domaine de l’imagerie satellitaire. Il semble y avoir une réelle volonté de développer les sciences spatiales dans ce pays pour ce qui concerne la préservation de l’environnement, ainsi que dans la connaissance des sciences spatiales

Après les Etats, beaucoup de jeunes Africains essaient aujourd’hui de donner corps à des rêves d’inventeurs, en lançant des projets de construction de drones ou d’avions, avec plus ou moins de succès. En fin de compte, le décollage technologique de l’Afrique a-t-il une chance de se matérialiser à travers ces initiatives ?

Des projets de constructions de drones ou d’avions montrent l’intérêt et la volonté de la jeunesse africaine d’accéder à ces sciences. Il est vrai que des vocations naissent tôt et qu’elles permettent à des jeunes de progresser par la motivation et de s’orienter vers ces sciences. Mais ce n’est pas suffisant car les sciences aéronautiques et/ou spatiales sont des sciences exactes qui nécessitent du professionnalisme et des moyens en formation de très haut niveau, ainsi que du matériel de qualité.C’est ce qui permet à un pays et/ou continent de décoller technologiquement.

De même, plusieurs projets de constructions d’automobiles, susceptibles de profiter, à terme, à une industrie mécanisée, ont été lancés dans plusieurs pays africains. Quelle est la viabilité de tels projets, au regard de la sophistication des industries automobiles dans les pays industrialisés ?

Tout dépend du pays africain considéré. Si on prend des pays comme l’Afrique du sud, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou le Nigéria, je pense qu’il est possible de concevoir des usines d’assemblage d’automobile dans un premier temps avec l’appui fort des industriels automobiles majeurs mondiaux. Mais uniquement d’assemblages de modules simples déjà conçus par ailleurs. En effet pour concevoir des automobiles, l’Afrique a besoin de cadres techniques de haut niveau dans de nombreux domaines techniques, de techniciens de niveau bac+2 mais surtout de compagnons dont la valeur ajoutée reste l’expérience. Et malheureusement nous n’avons pas cette expérience. De plus, il faut un cadre législatif favorable et surtout une stabilité politique et une bonne gouvernance.





Eutelsat s'allie à l'américain ViaSat pour développer l'internet dans les avions et dans les zones isolées

Category: Commercial aviation Published on 03 July 2019


Eutelsat s'allie à l'américain ViaSat pour développer l'internet dans les avions et dans les zones isolées

Eutelsat va créer avec l'américain ViaSat une co-entreprise à parité pour offrir de la connectivité internet aux avions et aux trains
et à des habitants de zones dépourvues d'Internet. Ce partenariat doit lui permettre de mettre les bouchées doubles sur le secteur des
services satellitaires dont la croissance moyenne actuelle est de +20%. Dans la connectivité aérienne, les ventes pourraient atteindre
bientôt 200 millions d'euros en Europe, estime-t-il. De son côté ViaSat est leader sur ce créneau aux Etats-Unis avec 500 avions desservis.
D'ores et déjà plusieurs contrats ont été signés avec plusieurs compagnies aériennes dont SAS, Finair et SaudiArabia. La joint-venture doit
atteindre son rythme de croisière en 2020, lorsque sera entré en service le satellite ViaSat-3. Eutelsat a par ailleurs publié ses résultats
semestriels qui ressortent à 755,1 millions d'euros de ch iffre d'affaires.

10 février 2017 - Les Echos





La conquête de l’espace

Category: Defense Published on 03 July 2019


La conquête de l’espace a commencé en 1957 avec le lancement du premier Spoutnik. Depuis, environ 41 000 objets volants identifiés d’une taille supérieure à dix centimètres ont été lancés au-dessus de nos têtes.

Encore 1 100 sont actifs sur les 17 600 gros objets catalogués encore en orbite. Leur masse totale est évaluée à 7 000 tonnes. Les débris sont de plus en plus nombreux, et la tendance ne peut s’inverser avec l’arrivée de nouvelles constellations ; OneWeb avec 900 satellites, et le projet d’Elon Musk (SpaceX) avec 4 200 unités. Sans compter les multiples CubeSat fabriqués par les universités.

Aux Etats-Unis, la FAA joue le rôle de gendarme de l’espace et surveille les collisions possibles. "Sur la vie entière d’un satellite comme Spot, les collisions induisent déjà une probabilité de perte de 5 %", affirme Chri stophe Bonnal, expert à la direction des lanceurs du CNES."Il devient urgent de nettoyer les orbites terrestres, sous peine de compromettre nos applications spatiales", souligne-t- il.

Source

21 septembre 2016 - Le Monde - The Wall Street Journal (20 sept.).





Eutelsat s'allie à l'américain ViaSat pour développer l'internet dans les avions et dans les zones isolées

Category: Industry Published on 03 July 2019


Eutelsat s'allie à l'américain ViaSat pour développer l'internet dans les avions et dans les zones isolées

Eutelsat va créer avec l'américain ViaSat une co-entreprise à parité pour offrir de la connectivité internet aux avions et aux trains
et à des habitants de zones dépourvues d'Internet. Ce partenariat doit lui permettre de mettre les bouchées doubles sur le secteur des
services satellitaires dont la croissance moyenne actuelle est de +20%. Dans la connectivité aérienne, les ventes pourraient atteindre
bientôt 200 millions d'euros en Europe, estime-t-il. De son côté ViaSat est leader sur ce créneau aux Etats-Unis avec 500 avions desservis.
D'ores et déjà plusieurs contrats ont été signés avec plusieurs compagnies aériennes dont SAS, Finair et SaudiArabia. La joint-venture doit
atteindre son rythme de croisière en 2020, lorsque sera entré en service le satellite ViaSat-3. Eutelsat a par ailleurs publié ses résultats
semestriels qui ressortent à 755,1 millions d'euros de ch iffre d'affaires.

10 février 2017 - Les Echos





THE AFRICAN SPACE POLICY AND STRATEGY TAKES CENTER STAGE AT THE AASO SYMPOSIUM IN PARIS

Category: Events Published on 03 July 2019


The African Space Policy and Strategy was the subject of discussion at a Symposium on Aeronautics and Space Applications for Health in Africa which was held from 30 January to 1 February 2019 in Paris, at the headquarters of France National Center for Space Studies (CNES). The symposium was organized by the African Aeronautics & Space Organization (AASO).

Space science and technology is an important tool for ensuring sustainable use of land, marine and environmental resources in Africa. “The African Space Policy and strategy provides the guiding principles for a sustainable and effective space programme that will serve the needs of the African continent”, said Dr. Tidiane Ouattara, Space Science Expert and the GMES and Africa Programme Coordinator at the African Union Commission.

The symposium also discussed the contributions of Aeronautics and Space Applications for health. The AASO Symposium brought together 100 representatives of international, regional, national institutions, the private sector, and academia.

The African Aeronautics & Space Organization (AASO) aims to facilitate concrete actions for the sustainable development of the African continent.












Le 21 Juin 2019 à Montrouge(France), l'AASO co-organise le Forum Des Diasporas Africaines (FDDA).

Category: Events Published on 02 June 2019


Retrouvez-nous pour la prochaine édition du Forum Des Diasporas Africaines. L’événement annuel à ne pas rater ! Les inscriptions se poursuivent sur le site : www.forumdesdiasporas.com
#FDDA2019

ci joint, le lien vers la video « Teaser » de l’événement : https://vimeo.com/313339962
et le dossier de presse de l'évènement : http://2019.forumdesdiasporas.com/wp-content/uploads/2019/04/DossierPres...












SpaceX lance la première grappe de sa constellation de satellites

Category: Space Published on 27 May 2019


La société spatiale californienne SpaceX a lancé ce 23 mai les 60 premiers mini-satellites de sa future constellation « Starlink », destinée à fournir Internet depuis l’espace et qui pourrait un jour compter 12 000 satellites. Une fusée Falcon 9 de la société créée par Elon Musk a décollé sans incident de Cap Canaveral en Floride avec à son sommet une coiffe entièrement remplie par les 60 satellites. Une heure plus tard, le second étage de la fusée a relâché les satellites en grappe, à environ 450 km d’altitude. Ils devaient ensuite se séparer naturellement, puis se propulser chacun jusqu’à une altitude de 550 km, soit au-dessus de la Station spatiale internationale (environ 400 km) mais bien en dessous de la plupart des autres satellites en orbite terrestre, notamment ceux en orbite géostationnaire à 36 000 km. Elon Musk a expliqué la semaine dernière que le système commencerait à être réellement opérationnel avec environ 800 satellites, ce qui nécessitera encore une douzaine de lancements.

23 Mai 2019 - AFP





Choose Africa, l'AASO présente à l'Assemblée Nationale le 21 Mai 2019

Category: Economy and economic situation Published on 22 May 2019


"Accélérer la croissance des petites et moyennes entreprises en Afrique."












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